En phase d'expansion depuis 1997, avec un point culminant en 2000 (+4,2% du PIB), l'économie française s'est essoufflée en 2001 avec une croissance de 1,8% du PIB, ralentissement qui s'est confirme en 2002 avec 1,2%. La croissance française devrait atteindre 0,2% à 0,5% en 2003 après avoir frôlé la récession.
En 2003, la faiblesse de la demande intérieure et dans la zone Euro, la fragilité du rebond de l'économie américaine, les incertitudes politiques, la parité Dollars/euros et la remontée des prix du pétrole ont maintenu l'atonie des entreprises. En France, la progression du PIB a été fortement limité par à une faible demande des ménages et ce malgré les baisses d'impôts.
La remontée du chômage (9,3% en fin 2002) et le redressement de l'inflation (+2,3% en 2002 et 2% en 2003), le blocage des salaires liés aux 35 heures ont incité les ménages à gonfler leur bas de laine plutôt que de consommer. Le taux d'épargne a atteignait, selon l'Insee, 18,3% du revenu disponible en 2002, du jamais-vu depuis vingt ans.
Soucieux, avant tout, de restaurer leur santé financière, les entreprises ont continuer de restreindre leurs investissements et réduire leurs stocks afin de faire face à une faible demande. Ne produisant que le juste nécessaire, elles taillent ainsi dans leurs effectifs, ou gèlent leurs projets d'embauche. Les grands groupes ont poursuivi leurs stratégies de délocalisation.
En 2003, d'après les données Coface Scrl, le dynamisme économique est en recul. Sur 12 mois, les créations de fonds ont reculé de 6,36%, les défaillances progressé de 4,81% et les cessations de 2,36%.
Le gouvernement table sur une progression de 1,7% du PIB en 2004 pour construire la prochaine loi de Finances, la plupart des conjoncturistes prévoient également de 1,7 à 2% de croissance pour l'année prochaine dans l'hypothèse du maintien de la croissance américaine et d'un repli de l'Euro vis à vis du Dollar.
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